Debout ou assis, il manque souvent une partie de vous même. À la craie vos visages sont restitués – ailleurs. Chaque dessin est raconté comme les morceaux d'un long poème.

La fillette au collier; regard sévère et bouche trop maquillée, retrouvera Emma dans le noir du papier.

La forêt deviendra des poumons qui respirent dans le corps d'une poupée aux mains occupées, la montagne cachera un baiser que l'ogre va surprendre.

 

Le trait d'Elsa Cha est émotionnel, la composition dépouillée. Le vide, omniprésent, est essentiel pour animer les personnages, laisser place à leurs histoires, celles qu'ils veulent bien transmettre.

Reviendront de manière obsessionnelle les bois, le loup, la grotte, des thématiques contées de l'enfance qui restent inscrites dans nos mémoires. On y lira aussi les images du poème Ophélie de Rimbaud, qui occupe une partie de son travail.

 

La mine de plomb trace tous les souvenirs réappropriés, parfois de façon franche,

sinon dans un murmure.

 

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